Licences et conditions d'utilisation des données
- Leçon 9
- 35 min
- Module 3 : Comment les modèles sont fournis
Leçon 9 sur 16 · Les LLM : comment ils fonctionnent et comment en choisir unLicences et conditions d'utilisation des données
1. Le modèle mental d'un modèle de langage
2. Capacités et limites
3. Comment les modèles sont fournis
4. Évaluer pour votre tâche
5. Prendre une décision et la maintenir
Ce que vous saurez faire
Avant de bâtir votre application, vérifiez ce que vous pouvez faire avec le modèle. Vérifiez aussi ce que son fournisseur peut faire avec les billets de soutien de vos clients. Un modèle qui répond bien à vos billets n’est pas nécessairement un modèle que vous avez le droit d’utiliser.
Avant de commencerCe qu’il faut savoir et avoir sous la main
Ce que vous devez savoir
- Les trois façons d’obtenir un modèle (API hébergée, hébergement géré pour des poids ouverts, poids ouverts sur votre propre machine), présentées dans Modèle hébergé ou autohébergé.
Ce qu’il vous faut
- Un navigateur. Vous lirez deux pages officielles dans l’exercice guidé.
Les conditions changent souvent : lisez la version actuelle de chaque page avant de décider.
Ceci n’est pas un avis juridique. La leçon vous apprend quelles questions poser et où trouver les réponses. Une personne qualifiée doit confirmer les réponses pour un vrai projet.
Deux questions avant de signer un bail
Section intitulée « Deux questions avant de signer un bail »Avant de louer un appartement, vous lisez le bail pour trouver deux types de réponses. D’abord : qu’est-ce que je peux faire ici? Puis-je sous-louer une chambre ou y exploiter une petite entreprise? Ensuite : qu’est-ce que le propriétaire peut faire? Peut-il entrer pendant mon absence ou garder une copie de ma clé?
Un modèle de langage soulève les deux mêmes types de questions. Que pouvez-vous faire avec le modèle? Et que peut faire l’entreprise qui l’exploite avec le texte que vous envoyez?
Le problème : « il fonctionne, donc on peut l’utiliser »
Section intitulée « Le problème : « il fonctionne, donc on peut l’utiliser » »Tomás fait fonctionner Gemma 3 4B sur le Mac mini. « Le téléchargement était gratuit, et il répond à nos billets. On a fini. »
Omar hésite : « Gratuit pour quelqu’un qui l’essaie chez lui, ou pour un magasin qui vend des outils de jardinage? » Le téléchargement n’a pas demandé à Larkfield de signer quoi que ce soit. Mais une licence accompagne les poids, et Ollama l’affiche avec ollama show gemma3:4b --license. Voici ses premières lignes :
Gemma Terms of Use
Last modified: February 21, 2024
By using, reproducing, modifying, distributing, performing or displaying any portion or element of Gemma, ...Utiliser Gemma signifie donc accepter un document que personne chez Larkfield n’a lu. Et cette copie n’est même pas la version actuelle : la page de Google indique « Dernière modification : 1 avril 2026 ». Le cas d’échec à la fin montre ce qui a changé.
L’hébergement pose le même problème sous une autre forme. Supposons qu’Amira teste une réponse avec le quota gratuit de Gemini API. Elle utilise un vrai billet contenant le nom et le numéro de commande d’un client. Les conditions d’utilisation supplémentaires de Gemini API (page mise à jour le 28 avril 2026) disent ceci sur le quota gratuit :
Lorsque vous utilisez les services non payants, notamment Google AI Studio et le quota non payant de Gemini API, Google utilise le contenu que vous soumettez aux services et toutes les réponses générées pour fournir, améliorer et développer les produits et services de Google et les technologies d’apprentissage automatique […]. Pour assurer la qualité et améliorer nos produits, des réviseurs humains peuvent lire, annoter et traiter les entrées et les sorties de votre API.
Et quelques lignes plus loin : « Ne soumettez pas de renseignements sensibles, confidentiels ou personnels aux services non payants. » Le modèle est le même que celui pour lequel Larkfield paierait. Les règles qui s’appliquent au billet ne le sont pas.
L’idée : trois documents, trois questions
Section intitulée « L’idée : trois documents, trois questions »Pour choisir un modèle, il faut trois réponses distinctes, provenant de trois sources distinctes :
- Capacités : ce que le modèle peut faire pour votre tâche. Aucun document ne répond à cette question; votre propre test le fait (module 4).
- La licence du modèle : ce que vous pouvez faire avec les poids. Une licence est le document dans lequel leur propriétaire vous autorise à les utiliser, les modifier et les partager, sous conditions.
- Les conditions de service : ce que l’entreprise qui exploite le modèle fait avec vos données. Les conditions de service (ou conditions d’utilisation des données) regroupent le contrat et les politiques d’une API hébergée ou d’un hébergement géré. Elles précisent combien de temps l’entreprise conserve vos requêtes, si elle les utilise pour l’entraînement et où elle les traite.
L’image relie les trois documents aux trois façons d’obtenir un modèle vues dans la dernière leçon.
Description textuelle du diagramme
Une grille de trois lignes et trois colonnes.
- Les lignes sont les trois questions : capacités du modèle (« Que peut-il faire avec nos billets? »), licence du modèle (« Que pouvons-nous faire avec les poids? ») et conditions de service (« Qu’arrive-t-il à nos données? »).
- Les colonnes sont les trois façons d’obtenir un modèle : API hébergée, hébergement géré pour des poids ouverts, et poids ouverts sur votre propre machine.
- Capacités : « votre test » dans les trois colonnes, en bleu foncé (vous trouvez vous-même la réponse).
- Licence du modèle : pour l’API hébergée, « Aucun poids soumis à une licence. Une politique d’utilisation s’applique », avec une bordure pointillée (ne s’applique pas). Pour l’hébergement géré et votre propre machine : « la licence des poids », un document à lire.
- Conditions de service : « les conditions du fournisseur » pour l’API hébergée et « les conditions de l’hébergeur » pour l’hébergement géré. Ce sont deux documents à lire. Pour votre propre machine : « Aucun fournisseur : vos propres règles », avec une bordure pointillée.
Gardez les lignes distinctes. Un bon score sur vos billets ne dit rien sur la conservation. Une licence généreuse ne dit rien sur la qualité. Et le même modèle ouvert peut figurer dans deux colonnes. Gemma sur le Mac mini a une licence, mais aucune condition de service; Gemma sur un hébergement géré a les deux.
Les six questions à vérifier
Section intitulée « Les six questions à vérifier »Grace note les questions auxquelles Larkfield doit répondre pour chaque modèle candidat. Chacune vient d’un risque réel :
- Utilisation commerciale. Une entreprise peut-elle utiliser le modèle pour servir ses clients? Certaines licences de modèles ouverts autorisent seulement la recherche ou l’utilisation non commerciale.
- Entraînement sur vos données. Le fournisseur peut-il utiliser vos requêtes et vos sorties pour améliorer ses modèles? Un billet de client peut alors influencer un futur modèle.
- Conservation. Combien de temps le fournisseur conserve-t-il vos requêtes et vos sorties, et qui peut les lire?
- Région. Dans quels pays les données sont-elles traitées et stockées? Les clients de Larkfield sont au Canada, et le Québec a sa propre loi sur la protection des renseignements personnels.
- Redistribution des poids. Pouvez-vous copier les poids pour une autre entreprise ou offrir le modèle à d’autres comme service? À quelles conditions?
- Utilisation acceptable. Quelles utilisations la licence ou le fournisseur interdisent-ils? Une politique d’utilisation acceptable (aussi appelée politique d’utilisation ou politique d’utilisation interdite) les énumère. Une infraction peut mettre fin à votre droit d’utiliser le modèle.
La plupart des questions relèvent d’un seul document. L’entraînement, la conservation et la région sont dans les conditions de service. L’utilisation commerciale et la redistribution sont dans la licence. L’utilisation acceptable peut figurer dans les deux.
Exemple détaillé 1 : la licence d’un modèle ouvert
Section intitulée « Exemple détaillé 1 : la licence d’un modèle ouvert »Amira lit les conditions d’utilisation officielles de Gemma (« Dernière modification : 1 avril 2026 ») avec les six questions de Grace. Chaque réponse cite le texte.
Utilisation commerciale. Aucune clause ne limite Gemma à la recherche ou à l’utilisation non commerciale. Les limites figurent à la section 3.2 : « Vous ne devez utiliser aucun des services Gemma pour les utilisations restreintes énoncées dans la politique d’utilisation interdite de Gemma […], ni en violation des lois et règlements applicables. » Les réponses de soutien de Larkfield ne figurent pas dans la liste de cette politique.
Entraînement, conservation, région. Ces questions ne s’appliquent pas tant que Gemma fonctionne sur le Mac mini. Aucune entreprise ne reçoit les billets. Les règles de Larkfield déterminent combien de temps elle les conserve.
Redistribution. La section 3.1 l’autorise sous conditions. En voici deux : « Vous devez fournir à tous les tiers qui reçoivent Gemma ou des modèles dérivés une copie du présent accord ». Et : « Vous devez faire en sorte que tout fichier modifié porte un avis bien visible indiquant que vous l’avez modifié. » Larkfield ne prévoit pas partager les poids, donc ces conditions ne s’appliquent pas aujourd’hui.
Utilisation acceptable, et une surprise. La section 3.2 poursuit : « Google se réserve le droit de restreindre (à distance ou autrement) l’utilisation de tout service Gemma que Google estime raisonnablement contraire au présent accord. » Des poids ouverts sur votre propre machine ne vous libèrent pas des règles de leur propriétaire.
Sorties. Section 3.3 : « Google ne revendique aucun droit sur les sorties que vous générez avec Gemma. Vous et vos utilisateurs êtes seuls responsables des sorties et de leurs utilisations ultérieures. » Les réponses appartiennent donc à Larkfield, qui assume aussi la responsabilité d’une mauvaise réponse.
Comparez avec une licence standard de logiciel libre. Mistral 7B et Qwen3 4B sont fournis avec la Apache License 2.0 (ollama show mistral:7b --license). Elle accorde « une licence de droit d’auteur perpétuelle, mondiale, non exclusive, gratuite, sans redevances et irrévocable pour reproduire l’œuvre, en préparer des œuvres dérivées, l’afficher publiquement, la représenter publiquement, accorder des sous-licences et la distribuer ». Elle n’a aucune liste d’utilisations interdites. Sa principale condition de redistribution : « Vous devez fournir à tout autre destinataire de l’œuvre ou des œuvres dérivées une copie de cette licence ». « Poids ouverts » ne désigne pas une seule licence : lisez celle qui accompagne chaque modèle.
Exemple détaillé 2 : les conditions d’utilisation des données d’un fournisseur
Section intitulée « Exemple détaillé 2 : les conditions d’utilisation des données d’un fournisseur »Passons maintenant à l’hébergement. La réponse à « entraînent-ils leurs modèles sur nos billets? » peut dépendre de votre mode de paiement, pas du modèle appelé. Les conditions de Gemini API comportent deux ensembles de règles. Le schéma montre lequel s’applique à un billet.
Description textuelle du diagramme
Un organigramme avec deux questions.
- Un billet est envoyé à Gemini API. Première question : est-ce un service payant, c’est-à-dire un projet Cloud avec un compte de facturation actif?
- Si oui : les règles payantes s’appliquent. Google n’utilise pas les requêtes et les réponses pour améliorer ses produits et les consigne pour une durée limitée.
- Si non, deuxième question : les utilisateurs sont-ils dans l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni?
- Si oui : les règles payantes s’appliquent, même avec le quota gratuit.
- Si non : les règles non payantes s’appliquent. Google utilise le contenu pour améliorer ses produits, et des réviseurs humains peuvent le lire.
Voici les règles payantes, selon le texte des conditions : « Lorsque vous utilisez les services payants, notamment le quota payant de Gemini API, Google n’utilise pas vos requêtes […] ni vos réponses pour améliorer nos produits ». Et : « Pour les services payants, Google consigne les requêtes et les réponses pendant une durée limitée, uniquement pour détecter et prévenir les infractions à la politique d’utilisation interdite […] ». Pour la région : « Ces données peuvent être stockées temporairement ou mises en cache dans tout pays où Google ou ses mandataires disposent d’installations. »
Un deuxième fournisseur chiffre la durée de conservation. La page de confidentialité d’Anthropic Combien de temps conservez-vous les données de mon organisation? (datée du 1 juillet 2026) indique : « Pour les utilisateurs de l’API Anthropic, nous supprimons automatiquement les entrées et les sorties de nos systèmes dans les 30 jours suivant leur réception ou leur génération ». Les exceptions sur la même page sont importantes. Elles comprennent un service où vous conservez des données (comme Files API), un « accord de conservation nulle des données » distinct et la loi. Pour une requête signalée : « Nous conservons les entrées et les sorties pendant une période pouvant atteindre 2 ans ».
La région peut aussi changer le prix. La page de tarification d’Anthropic indique que le traitement uniquement aux États-Unis, avec le paramètre inference_geo, « applique un multiplicateur de 1,1 à toutes les catégories de tarification des jetons ». Une règle sur les données peut donc aussi représenter un coût.
La fiche des conditions de Grace
Section intitulée « La fiche des conditions de Grace »Grace rassemble les réponses pour trois modèles candidats sur une fiche. Chaque cellule reprend ce que les pages officielles indiquaient.
| Question | Gemma 3 4B sur le Mac mini | Claude API | Gemini API, payante |
|---|---|---|---|
| Utilisation commerciale | Autorisée; la politique d’utilisation interdite s’applique | Autorisée; la politique d’utilisation s’applique | Autorisée; la politique d’utilisation interdite s’applique |
| Entraînement sur nos billets | Aucun fournisseur ne les reçoit | Absent de la page lue : vérifier les conditions commerciales | « n’utilise pas vos requêtes […] pour améliorer nos produits » |
| Conservation | Notre propre règle | Suppression « dans les 30 jours », avec exceptions | « une durée limitée » |
| Région | La machine de Larkfield | Région par défaut absente des pages lues : vérifier. Le traitement uniquement aux États-Unis coûte 1,1 fois le prix | « tout pays où Google ou ses mandataires disposent d’installations » |
| Redistribution des poids | Autorisée sous conditions (3.1) | Aucun poids | Aucun poids |
| Utilisation acceptable | 3.2, et Google peut « restreindre (à distance ou autrement) » | Politique d’utilisation | Politique d’utilisation interdite |
Regardez les réponses incomplètes dans la colonne Claude. Les pages lues ne précisent pas si Anthropic entraîne ses modèles sur les données de l’API. Elles n’indiquent pas non plus où il traite les données par défaut, donc la fiche indique « vérifier ». Une fiche avec une lacune honnête vaut mieux qu’une supposition. Les lacunes vont sur la liste destinée à l’avocat de Larkfield. On y ajoute les questions auxquelles seul un avocat peut répondre, comme celles sur la loi québécoise sur les renseignements personnels.
Quand vérifier, et combien cela coûte
Section intitulée « Quand vérifier, et combien cela coûte »Vérifiez les conditions avant d’envoyer le premier vrai billet, pas après la comparaison. Un modèle qui ne respecte pas une exigence incontournable (par exemple « aucun entraînement sur les billets clients ») est éliminé. Vous n’avez donc pas à consacrer du temps à ses scores. Le module 5 appelle ces critères des exigences incontournables.
Vérifiez-les à nouveau dès qu’un élément change : nouvelle version du modèle, nouveau forfait, passage à un forfait payant ou nouvelle date sur la page. Notez la date de chaque page lue et gardez une copie.
Le coût représente quelques heures de lecture attentive par modèle candidat, puis une révision juridique pour le choix final. Ne pas le faire coûte plus cher : données clients dans des données d’entraînement, ou produit bâti sur des poids que vous ne pouvez pas utiliser.
Exercice guidé : lire une licence et une page sur les données
Section intitulée « Exercice guidé : lire une licence et une page sur les données »Lisez les pages officielles, pas un résumé.
- Ouvrez les conditions d’utilisation de Gemma. Notez la date « Last modified » (dernière modification).
- Trouvez la section 3.1. Notez une condition pour partager les poids avec une autre entreprise.
- Trouvez la section 3.3. Notez qui possède les réponses que Gemma rédige.
- Ouvrez les conditions supplémentaires de Gemini API. Notez la date « Last updated » (dernière mise à jour) au bas de la page.
- Trouvez « Unpaid Services » (services non payants). Notez si des personnes peuvent lire les requêtes.
- Trouvez « Paid Services » (services payants). Notez en quoi les règles payantes diffèrent.
Si une date est plus récente que celles de cette leçon, les conditions ont changé. Fiez-vous alors à la page, pas à la leçon.
Afficher les réponses
- « Dernière modification : 1 avril 2026 ».
- Une des conditions suivantes : fournir une copie de l’accord à chaque destinataire; identifier les fichiers modifiés; intégrer les restrictions d’utilisation de la section 3.2 à votre propre accord; ajouter un fichier « Notice » (avis).
- Larkfield : « Google ne revendique aucun droit sur les sorties que vous générez avec Gemma. » Larkfield en est aussi responsable.
- « Dernière mise à jour : 28 avril 2026 UTC. »
- Oui : « des réviseurs humains peuvent lire, annoter et traiter les entrées et les sorties de votre API. »
- Google n’utilise pas les requêtes et les réponses pour améliorer ses produits. Il les consigne pour une durée limitée afin de détecter les infractions à la politique.
À vous de jouer : un modèle sous Apache 2.0
Section intitulée « À vous de jouer : un modèle sous Apache 2.0 »L’équipe de l’entrepôt de Larkfield veut exécuter Mistral 7B sur son propre serveur. Elle veut ensuite donner une copie modifiée à une entreprise partenaire. Utilisez les extraits de la licence Apache 2.0 dans cette leçon. Répondez à trois des six questions : utilisation commerciale, redistribution et utilisation acceptable. Indiquez ensuite quel document vous devez lire si l’équipe utilise plutôt l’API hébergée de Mistral.
Afficher un exemple de réponse
Utilisation commerciale : permise. La licence donne le droit d’utiliser et de distribuer l’œuvre « sans frais ni redevances », sans restriction à la recherche. Redistribution : permise. L’équipe doit donner au partenaire une copie de la licence et indiquer les fichiers qu’elle a modifiés. Utilisation acceptable : la licence Apache 2.0 ne contient aucune liste d’utilisations interdites, mais la loi s’applique toujours. Avec l’API hébergée de Mistral, l’équipe ne reçoit pas les poids. Elle doit plutôt lire les conditions de service de Mistral : entraînement sur les données, conservation, région et politique d’utilisation.
Erreur courante
La licence sur le disque est plus ancienne que celle sur le Web
Symptôme : Amira répond aux six questions pour Gemma à partir de ollama show gemma3:4b --license. Ses notes indiquent : « Section 4.1 : nous devons faire des efforts raisonnables pour utiliser la dernière version de Gemma. Nous devons donc mettre à jour le modèle chaque fois que Google en publie un. »
Cause : la copie sur le disque date de la même époque que le paquet. Elle indique « Dernière modification : 21 février 2024 ». Dans cette version, la section 4.1 dit : « Google peut mettre à jour Gemma de temps à autre. Vous devez faire des efforts raisonnables pour utiliser la dernière version de Gemma ». La page officielle, datée « Dernière modification : 1 avril 2026 », dit seulement : « Google peut mettre à jour Gemma de temps à autre. » L’obligation de mise à jour a disparu. Ses notes décrivent un contrat qui ne s’applique plus.
Solution : lisez la page officielle. Notez sa date et son URL, et gardez une copie (un PDF enregistré) avec la décision. Quand la date de la page change, relisez-la.
Conséquence pour le travail en IA : les conditions des modèles et des API changent plus souvent que la plupart des contrats. Sans les dates des conditions, un dossier de décision ne peut pas montrer quelles règles l’équipe a acceptées.
Vérification des connaissances
Section intitulée « Vérification des connaissances »Vérifiez votre compréhension
Omar dit : « Claude Sonnet 5.5 a bien répondu à nos 24 billets de soutien de test. Nous pouvons donc lui envoyer des billets clients sans risque. » Duquel des trois documents proviennent ses preuves, et quelle question reste ouverte?
Afficher la réponse
Ses preuves concernent les capacités : ce que le modèle peut faire avec les billets de Larkfield, selon son propre test. Pour savoir si l’envoi des billets est sûr, il faut consulter les conditions de service. Le fournisseur entraîne-t-il ses modèles sur les données? Combien de temps les conserve-t-il? Où les traite-t-il? Un modèle peut obtenir de bonnes notes tout en ayant des conditions d’utilisation des données que Larkfield ne peut pas accepter. Les deux questions demandent deux types de preuves.
Votre réponse contient-elle les points principaux de la nôtre ?
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Vérifiez votre compréhension
Prédisez : Larkfield transfère ses tests de l'API Gemini du quota gratuit vers un projet Cloud dont la facturation est active. Lesquelles des six réponses changent, et lesquelles restent les mêmes?
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Entraînement sur nos billets change : avec le service payant, Google n’utilise pas les requêtes et les réponses pour améliorer ses produits. Conservation change : le service payant les conserve dans ses journaux seulement pendant une durée limitée, pour détecter les violations des politiques. Aucun réviseur humain ne les lit pour améliorer les produits. Région reste identique : les données peuvent être mises en cache dans tout pays où Google possède des installations. Utilisation acceptable reste identique : la politique d’utilisations interdites s’applique aux deux services. Utilisation commerciale reste identique. Redistribution des poids ne s’applique pas : il n’y a pas de poids. Le modèle est le même; seules les règles concernant les données changent.
Votre réponse contient-elle les points principaux de la nôtre ?
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Récapitulatif
- Trois questions demandent trois types de preuves : les capacités (votre propre test), la licence du modèle (ce que vous pouvez faire avec les poids) et les conditions de service (ce que le fournisseur fait avec vos données).
- Vérifiez six points pour chaque candidat : utilisation commerciale, entraînement sur vos données, conservation, région, redistribution des poids et utilisation acceptable.
- « Poids ouverts » ne désigne pas une licence unique. Les conditions de Gemma interdisent les utilisations énumérées dans une politique et permettent à Google de restreindre l’utilisation. La licence Apache 2.0 ne contient aucune liste de ce genre.
- Un même modèle hébergé peut avoir différentes règles concernant les données. Le quota gratuit de l’API Gemini peut utiliser vos requêtes pour améliorer les produits; le service payant ne le fait pas.
- Notez la date et l’URL de chaque page consultée. Lisez la page officielle, pas une copie sur votre disque. Ceci n’est pas un avis juridique : une personne qualifiée confirme les réponses finales.
Ensuite, les coûts que vous pouvez mesurer : la vitesse, la mémoire et la taille du modèle.
Leçon suivante : Les compromis sur les ressources